Les Communistes d'Arcueil

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De nouveaux moyens pour lutter contre l’habitat indigne

le 12 April 2017

Un nouveau décret, pris en application de la loi Alur, permet à une commune ou à une intercommunalité qui le souhaite de mieux contrôler la mise en location des biens immobiliers dans certaines zones géographiques où l’habitat indigne progresse. Cela peut concerner certaines catégories de logements pour lesquels une autorisation municipale préalable serait obligatoire avant toute mise sur le marché. Mais cela nécessitera de recruter du personnel formé pour répertorier ces logements, instruire les demandes d’autorisation de location à un moment où les budgets des communes et des agglomérations ont été largement amputés par les baisses drastiques des aides de l’Etat aux collectivités locales.

Liliane Charbonnier

    EDF encore plus abandonné au privé

    le 30 November 2014

    Le gouvernement étudie la vente d’une partie du capital. L’état détient encore 84.5% du capital de l’entreprise mais voudrait obtenir quelques milliards de recettes en vendant ses actions. On parle d'une cession de 10% qui lui rapporterait 4,3 milliards d'euros. Il vient aussi de décider à l’occasion du vote de la loi sur la transition énergétique de privatiser ses barrages hydrauliques et pour avoir les mains encore plus libres de proposer la nomination de Laurence Parisot, ancienne responsable du MEDEF et grande partisane de la privatisation des entreprises publiques, pour siéger au Conseil d’administration d’EDF !

     

      Le « Nobel » de l’économie

      le 30 November 2014

      C’est en fait la Banque de Suède qui décide cette récompense annuelle, improprement nommée prix Nobel en mémoire d’Alfred Nobel (870 000€). Cette année, elle a couronné un Français, Jean Tirole. Cela a fait la fierté de la France, pourtant ses travaux à la tête de la Toulouse School of Economies ont été en pointe pour introduire dans l’économie la concurrence libre et non faussée dans tous les secteurs notamment celui du travail. Ainsi, en 2003, avec Olivier Blanchard aujourd’hui économiste au FMI, ils furent coauteurs d’un rapport sur la dérégulation du travail en proposant de supprimer le contrat CDI par un contrat unique, de remplacer le régime paritaire mutualisé de l’Assurance-chômage par un régime de taxe sur les licenciements payés par chaque entreprise à une agence indépendante, de supprimer les Conseils de prud’hommes. En 2009, il a été le principal auteur d’un rapport sur le climat se prononçant contre les normes et les régulations non marchandes et contraignantes, en préconisant un marché unique à prix international unique de carbone fondé sur une mise aux enchères des droits à polluer, etc. En clair, un brillant représentant de l’économie libérale qui inspire nos gouvernants.

        Nous serions tous des nantis !

        le 30 November 2014

        La liste des boucs émissaires chargés d’endosser la responsabilité de la crise s’étoffe : le salarié dont «le coût du travail» serait exorbitant, le malade qui « coûterait trop cher à l’Assurance maladie » l’enfant et la famille qui ruineraient la Caisse d’allocations familiales, le retraité qui serait un «nanti», le demandeur d’emploi « flemmard et trop bien rémunéré ». Aucun d’eux ne trouve grâce aux yeux de ceux qui « aiment l’entreprise »et qui cherchent à faire des économies pour compenser les effets du pacte de responsabilité. Le nouveau ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, ancien banquier de la banque Rotchild, déclare ainsi que rien ne doit être tabou, pas même de revenir sur la nouvelle convention d’indemnisation eu égard à ce qui se passe dans les pays voisins (en Allemagne où l’on oblige des chômeurs à travailler pour 1€ de l’heure ou en Grande-Bretagne où se multiplient les contrats 0 heure). Pourtant la nouvelle convention d’indemnisation des privés d’emploi et des intermittents du spectacle que plusieurs syndicats ont refusé de ratifier à juste titre, se traduit par une baisse des droits pour la majorité des allocataires. Actuellement 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés du tout et près d’un tiers sont bénéficiaires des minima sociaux. Le problème du chômage est par dessus tout celui de la précarité, des licenciements et du manque d’offres d’emploi. Mettre à contribution les employeurs qui usent et abusent des emplois précaires, augmenter les salaires, assurer un revenu de remplacement à tous, rénover le service public de l’emploi sont autant de mesures nécessaires pour une autre politique de l’emploi. L’acteur public qu’est l’Etat ferait mieux de s’interroger sur ses propres responsabilités et se remettre en cause.

          L’argument de l’égalité pour faire de l’austérité !

          le 30 November 2014

          La rénovation du congé parental est nécessaire mais cette juste exigence, le Gouvernement l’instrumentalise, au nom du principe d’égalité entre les sexes. Il feint de vouloir accorder un congé paritaire aux deux conjoints, soit 18 mois chacun, sans augmentation de l’indemnité qui s’élève à 566€.

          Salariées souvent précaires, les femmes perdent en moyenne 10% de leur petite paie durant le congé parental. Le piège se referme sur elles d’autant que, souvent, le conjoint gagne davantage qu’elles. Le non-choix de « qui prend le congé ? » s’impose donc au couple. Le Gouvernement sait parfaitement que, face à l’inégalité criante des salaires, quel père peut s’arrêter de travailler 18 mois sans conséquences lourdes pour le budget familial ?

          L’exécutif, si prompt à prendre en exemple d’autres pays européens pour faire passer la pilule de l’austérité, oublie de dire que celui ou celle qui prend un congé parental perçoit en Allemagne 67% de son salaire net et en Suède 80%.

          L’évolution des mentalités passe par une politique sociale qui, certes, a un coût mais développe l’épanouissement de chacun-e. Il faut augmenter l’indemnité du congé parental, créer 390 000 places de crèches, mettre en place un véritable service public de la petite enfance et impulser une vraie politique d’égalité professionnelle. Pour y parvenir, nous avons des solutions : le Gouvernement doit avoir le courage politique de s’en prendre aux 25 milliards d'euros annuels de fraude aux cotisations patronales.